Allez, c'est week-end et pour bien le commencer, j'emmène mon chéri en voyage. Et la destination ce n'est pas encore celle que m'a choisi Mamzelle Gwen (ça va venir...) mais la presque-Italie... et oui, je me dis que les saveurs latines pourraient apporter un peu de soleil à la grisaille de cet hiver qui n'en finit pas (je sais hier il a fait beau, mais bon, il va falloir un peu plus qu'un jour de ciel bleu et jaune pour me faire oublier mon over-dose de gris !!!).

Donc vous vous demandez peut-être pourquoi nous partons en presque-Italie et pas en Italie tout court ! Et bien c'est parce que j'ai choisi deux plats typiquement italiano mais j'en ai fais des similis versions...

Je m'explique.

Au menu ce soir : pizza et tiramisu... un brin classique...
... mais en vérité : la pizza est plutôt américaine car il s'agit d'une pan pizza et du tiramisu il ne reste vraiment que la mascarpone et l'idée des couches successives avec un biscuit (qui ne sera pas ici moelleux comme les biscuits à la cuillère bien imbibés, mais plutôt croquant)...
C'est pourquoi notre voyage gustatif nous a amené en presque-Italie (et pas presque en Italie parce que ça donnerait l'idée qu'on a tenté mais qu'on a râte... alors qu'ici le détour était volontaire et plutôt réussi ! lol)

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Bon pour ce petit week-end gourmand, prévoyez :

  1. belle pizza moelleuse et fondante avec :
  • 165 g de farine blanche
  • 3 g de levure sèche de boulanger
  • 1/4 cuillère à café de sel
  • 1 cuillère à café de sucre
  • 105 ml de lait
  • 2 cuillères à soupe d'huile d'olive
  1. verrine aux framboises sur un lit craquant au chocolat et sa couche de mascarpone avec (pour 6 petites verrines... si vous êtes deux, ça fera des souvenirs de voyage à ramener pour le lendemain...) :
  • 30 framboises (made in Picard)
  • 125 g de mascarpone
  • 20 g de sucre fin
  • 1 oeufs
  • 10 biscuits (thé de Lu)
  • 20 g de chocolat noir

On commence par la pâte à pizza et pour cela on fait appel à notre interprète et guide local préféré : la Map, aide indispensable si on veut arriver à bon port et dans les temps. Dans l'ordre, on lui donne : le lait, 1 cuillère à soupe d'huile d'olive, le sel, le sucre, la farine puis la levure. Elle s'occupe des transactions, ça prend 1h30, pétrissage et levée comprise. Et nous on se la coule douce au soleil (on peut rêver !). Une fois qu'elle a joué son rôle pour nous introduire dans le milieu, j'ai bien peur qu'elle nous abandonne à notre triste sort. Donc à nous de jouer : on récupère le matos (la pâte donc), on le boule et on le laisse reposer une dizaine de minutes (faut pas la brusquer, les italiens ont le sang chaud c'est bien connu). Une fois qu'elle est disposée à bosser pour nous, on sort les armes, moule à manquer en premier chef (le mien est un calibre moyen, un 37 cm...) qu'on graisse bien pour éviter les soucis, un accident est vite arrivé (avec ce qu'il reste d'huile d'olive donc) et là, alors qu'elle s'y attend le moins on la descend ou plutôt on l'aplatit, vite fait bien fait, du plat de la main, un geste clair et net pour l'étaler au fond du moule. Et on la planque : sous un torchon, à l'abris des courants d'air et des regards pour 20 minutes, juste le temps de réfléchir à la suite : qu'est-ce qu'on va bien pouvoir faire d'elle ? J'ai décidé de la jouer classique. Pour ma première fois, je voulais pas prendre de risque et j'ai suivi les méthodes des maîtres... Au bout des 20 minutes, son sort est scellé... je la saigne à blanc (à comprendre je la nappe d'une belle couche de sauce tomate, pas maison, mais très bonne) et je la planque (sous deux tranches de jambon et  là au risque de dévier du format classique, je me laisse guider par l'inspiration : côté épices et herbes, je mets du poivre, des herbes de Provence, du basilic et de la coriandre et une épaisse couche de fromage, non conventionnel lui non plus puisque ça sera raclette et fromage râpé) et je tente de la faire disparaître au fin fond de mon four préchauffé à 210°... mais j'ai beau faire, après 25 minutes à ce régime elle est toujours là et je dois bien me faire une raison, la seule manière de ne plus en entendre parler c'est de la manger...
... et ça je dois dire que ça n'aura pas été un supplice ! Et finalement, je suis pas sûre que ç'était le meilleur pour ne plus en entendre parler parce qu'à peine fini (voire la bouche encore pleine) j'entendais mon chéri me dire "t'en refais quand ?!!?"

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Allez, comme je vous ai déjà mis au supplice avec cette présentation digne de mes plus grands délires de couche tard, le dessert, je vous le fais court et traditionnel (peut-être aussi parce qu'il est tard et que je voudrais bien aller au lit...).

On commence par mettre en miettes les biscuits et on leur ajoute le chocolat fondu. On mélange bien et on tapisse le fond de chaque verrine avec la moitié du mélange. On s'occupe ensuite de la crème au mascarpone. Pour cela on mélange ensemble le sucre et les jaunes d'oeuf jusqu'à ce que le mélange blanchisse. On ajoute la mascarpone. On bat les blancs et on les incorpore délicatement à la crème. Quand c'est bien homogène, on reprend ses verrines. Sur le chocolat biscuité, on place 4 framboises (oui parce que mes verrines sont vraiment petites) et par dessus un peu de crème. Et sur le dessus on remet une framboise, pour la déco et un peu de biscuit. On place au frais pour que ça prenne (en fait moi j'avais fait ça pendant le temps de repos de la pâte à pizza).

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Et voilà comment on se retrouve en preque-Italie !

Bon ap' !