Je suis une grande mais alors très grande gourmande des mirabelles. J'adore ce petit fruit tout rond aux couleurs de soleil avec quelques touches de couchant, à la chaire délicate et sucrée. C'est un vrai régal pour moi chaque année et en même temps un terrible supplice, la saison de ces petites merveilles étant si courte (la vie est si injuste... pourquoi des pommes toute l'année et des mirabelles que quelques semaines... je te hais Dame Nature... Enfin, non, je retire ce que je viens de dire des fois que madame soit rancunière et qu'elle me prive de ces petits délices l'été prochain... on sait jamais ! Un malheur est si vite arrivé ! Surtout que n'arrivant jamais seul, ce malheur pourrait aussi me priver de mes chères cerises... donc, non, Dame Nature, je t'adore et tu es merveilleusement faite !!). Mais alors comment expliquer que je n'ai cuisiné la mirabelle qu'à de rares, très rares occasions... le plus simplement du monde : elles ne passent presque jamais le seuil de ma cuisine ou alors dans des quantités si ridicules qu'il n'est pas envisageable d'en faire quoique ce soit. C'est ce que j'appelle le mystère de la poche d'invisibilité (oui, comme la cap de Harry Potter mais là, ce n'est pas ce qui est sous un tissu qui disparaît aux yeux de tous, mais ce qui est dans la poche. Quoiqu'ici le tour de magie soit encore plus fort que celui de ce cher Harry puisque cela disparaît de notre vue mais est certainement aussi transporté dans une autre dimension dans la mesure où on ne retrouve jamais le précieux contenu...), même si mon chéri ne veut pas le croire... lui m'accuse de tout picorer sur le chemin du retour... non mais, je vous jure, quel affront ! Comme si c'était mon genre de garder la main dans le sac de mirabelles en permanence au retour du marché pour une autre raison que de m'assurer qu'elles ne sont pas en train de s'évaporer de ce même sac comme par magie (j'espère bien que vous vous me croyez vous au moins !).
Bref, cette fois j'avais prévu le coup et décidé de prendre deux fois plus de mirabelles que d'habitude... la part pour le petit lutin qui nous les chipe et une part pour nous. Et cela a fonctionné ! Nous sommes rentrés à la maison avec un joli stock de ces divines prunettes. Du coup, la possibilité de les cuisiner s'est faite entrevoir. Et ça tombait bien parce que j'avais depuis quelques temps en tête de les utiliser dans un clafoutis (enfin, je renoue avec le clafoutis... chouette ! Ça faisait longtemps !) mais je voulais faire quelque chose d'un peu différent. Les clafoutis j'aime tellement que j'en fais très souvent et l'avantage c'est que les variantes sont multiples, inépuisables même ! Mais là, je manquais d'inspiration (et oui...). C'est alors que je me suis souvenue qu'Annellenor de Passion... Gourmandise ! était aussi une grande maniaque du clafoutis et qu'elle avait l'art de trouver les associations les plus gourmandes. Et il ne m'a pas fallu longtemps pour trouver celle qui allait révéler mon clafoutis : mirabelle et noisette ! Merci Annellenor... tu es une reine !!
Donc me voilà partie pour un clafoutis à la mirabelle et à la noisette, largement inspiré du précédent mais qui diffèrent quand même... je suis incorrigible, incapable de suivre une recette, faut toujours que j'y mette mon grain de sel... mon grain de tonka pour le coup.
En tous cas, le résultat est un vrai délice (sans tonka la prochaine fois pour mon amour... trop proche de l'amande pour lui, amande qu'il déteste. Je n'en avais pourtant pas mis beaucoup espérant qu'il ne s'en rendrait pas compte... mais si ! C'est que son palet est sacrément développé quand il s'agit des ingrédients qu'il n'aime pas... vinaigre, citron et amande... tout ce que moi j'aime !). La texture est top, la noisette se marie merveilleusement avec les mirabelles sans en cacher le goût subtile. Et la tonka apporte un petit plus que j'ai beaucoup apprécié personnellement.

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Pour 6 petits clafoutis (moules à muffins) :

  • 250 g de mirabelles
  • 2 oeufs
  • 30 g de noisettes en poudre
  • 20 g de purée de noisettes
  • 30 g de sucre rapadura
  • 165 ml de lait écrémé
  • 20 g de fleur de maïs
  • fève tonka

On commence par laver et dénoyauter les mirabelles. Puis on les place dans le fond des empruntes (4 par moules). Il faut ensuite préparer l'appareil en commençant par mélanger les oeufs et le lait. On ajoute ensuite la purée de noisettes, les noisettes en poudre, le sucre et la fleur de maïs. On râpe ensuite un peu de fève tonka pour l'incorporer à l'appareil. Moi j'ai mis que quelques coup de couteaux parce que si j'apprécie la tonka je n'aime pas quand elle est trop présente.
On verse ensuite l'appareil sur les mirabelles. Et on place au four chaud (180°) pour 35 bonnes minutes.
On laisse refroidir puis on saupoudre de sucre glace au moment de servir.
Et on se régale...
Miam...

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Bon ap' !