Il y a des soirs où on a pas le temps de passer des heures (voire justes de longues minutes) en cuisine... Faut que ça carbure, mais pas question pour autant d'ouvrir une boîte de conserve (d'ailleurs je serais bien embêtée parce que cela fait longtemps qu'il n'y en a plus à la maison... c'est beurk !). Pour ces soirs-là, j'ai encore plus rapide que le cake salé, c'est la tartine. Avec une salade verte, c'est un régal. En plus, il suffit d'ouvrir son frigo et on peut faire chaque fois de nouvelles versions toujours aussi gourmandes. Et comme mon chéri et moi aimons des saveurs différentes, chacun y trouve son compte et je peux à loisir me régaler avec du sucré-salé (mais cette recette sera pour une prochaine fois) tandis que lui profites des meilleurs fromages de nos terroirs. Et cette fois, je le renvoie sur la terre de ses origines (gustativement parlant bien sûr... pas question de le laisser partir pour de vrai !) avec une tartine à la Fourme d'Ambert (et oui loulou est auvergnat... les fromages, ça ne lui fait donc pas peur... un certain restau doit encore s'en rappeler, mon petit lou s'étant attaqué à leur plateau de fromage dans ses jeunes années). Il s'agit d'un fromage à pâte persillée (le mot mignon pour dire "piquée de moisi" en fait... ^-^), l'un des plus doux des bleus (ce que je n'arrive toujours pas à croire quand je le cuisine, parce que pour moi qui déteste ces fromages, il est bien assez fort avec un goût bien prononcé ! Mais bon, il en faut pour tout le monde. Moi, c'est de St Nectaire que je me régale le plus... miam...). La Fourme est aujourd'hui AOC et AOP, et elle est très ancienne, certainement l'un des fromages les plus anciens de France. Pour la petite histoire (ben oui, parce que je ne fais pas quand même que blablater, des fois, je peux dire des choses intéressantes), la légende prétend qu'en pays Arverne, bien avant les Romains, les druides gaulois célébrant leur culte à Pierre-sur-Haute connaissaient déjà la Fourme. Ce qui est sûr, c'est que la Fourme d'Ambert était déjà consommée au VIIIème et IXème siècles. La production autrefois était exclusivement fermière et réalisée en estive, dans des "loges", constructions basses aux toits de paille, regroupées en hameaux ou "Jasseries". Jusque dans les années 50, les curés s'y rendaient pour bénir les troupeaux le jour de la Saint Jean. Et dès 1900, de petites fromageries ont vu le jour, produisant environ 200 tonnes de Fourme d'Ambert chaque année.
Et ça tombe bien parce que nous sommes dans la période idéale pour profiter de la Fourme fermière.
Mais j'arrête ici le cours d'histoire et passe à celui de cuisine.

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Par personne :

  • 1/4 de baguette (ici du boulanger, mais à l'ancienne et délicieuse)
  • 2 cuillères à soupe de purée de tomate
  • 2 cuillères à soupe de ricotta
  • 4 tranches de poivron rouge
  • 2 tranches de jambon de dinde
  • quelques champignons
  • 2 belles tranches de Fourme d'Ambert
  • poivre
  • sel
  • coriandre

On commence par étaler la purée de tomates sur le pain puis la ricotta par-dessus. On sale et on poivre. On parsème de coriandre. On place dessus les tranches de poivron rouge, les champignons et le jambon de dinde dessus. Puis on termine par les tranches de Fourme. Quelques minutes au fout chaud à 200°.
Et voilà, rien de plus simple, mais un vrai délice à entendre les "mmmmmm" en face de moi (qui répondaient par ailleurs au mien, mais avec une autre version en cause... version que je vous livrerai bientôt !). Comme quoi, pas besoin de faire tous les jours de la grande cuisine pour se régaler ! La simplicité paie le plus souvent !

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Bon ap' !