Bon hier comme vous l'avez constaté, j'ai fait un faux pas saisonnal (et pour ceux qui croit qu'une fois encore je me permets des libertés en inventant un mot... et bien, non ! Celui-là existe, il n'est plus très usité, mais il existe bel et bien... j'ai même vérifié auprès de Mr G. !)... un moment je me suis crue en hiver... je ne sais pas, un moment de doute, une faiblesse, une défaillance... ce mauvais temps si soudain, mêlé à un début de déprime saisonnière (ben ouais, quand il fait gris, difficile de voir la vie en bleu... euh, en rose...). Non, en fait, je sais ce qui m'a fait perdre confiance dans la possibilité de voir des beaux jours pointer encore leur nez : le marché de dimanche dernier... M'enfin, où étaient passés les fraises, les pêches, les abricots, les figues, les melons (je dirais bien les cerises mais là, vous me diriez qu'il faut me réveiller parce qu'elles sont derrière nous depuis plusieurs semaines déjà !!!), les mirabelles... même les quetsches étaient rares... et parmi toutes ces pommes, poires et bananes, c'est à peine si je remarquais le raisin... finies les jolies couleurs rouges qui égaient les étals, c'est à peine si les jaunes et violets se voyaient... du vert, du blanc... du vert, du vert, du vert... poireaux, blettes, brocolis, courgettes (elles font de la résistance toute l'année celles-là), et puis du blanc... des chou fleur, des navets... quelle déprime !!!
C'est comme ça que j'ai flanché et acheté mon premier chou fleur... comme vous avez pu le voir hier. Pour préparer un bon gratin qui nous réchauffe... parce que ça y était, je pensais que nous avions besoin d'être réchauffé... Et sur le fond je n'avais pas tort... parce qu'ici, ça a beau être le sud, il pèle comme on dit !
Mais là où j'ai eu tort, c'est de m'avouer vaincu si vite... pas question de passer aux soupes sans grogner un petit peu... Sale temps, tu auras peut-être ma garde-robe mais pas le contenu de mon assiette. Alors ni une ni deux, me voilà préparant un petit dessert rafraîchissant... une petite panna cotta au chocolat blanc avec une mousse de framboises... à déguster très très fraîche (collé au radiateur par contre ou mieux sur le canap', sous une couverture, collé contre son amoureux !!!) !!! Un délice !!!

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Pour 8 panna cotta :

  • 400 ml de crème liquide allégée
  • 1/2 cuillère à café d'agar agar
  • 100 g de chocolat blanc
  • 170 g de lait concentré non sucré
  • 180 g de framboises
  • 30 g de sucre
  • 1 trait de citron vert

Avant d'attaquer la panna cotta, on place le lait concentré au congélateur pour qu'il soit bien frais au moment de son utilisation pour la mousse.
On commence par préparer la panna cotta en mettant sur feu doux la crème. Dès qu'elle commence à chauffer, on ajoute l'agar agar puis on mène à ébullition et on maintient moins d'une minute. Or du feu, on ajoute le chocolat coupé en morceaux et on mélange jusqu'à ce que le chocolat soit complètement fondu (ce qui va vite vu que la crème est bouillante). On verse dans des ramequins et on laisse refroidir à température ambiante.
Pendant ce temps, on prépare la mousse de framboises. Pour cela, on passe au mixeur les framboises avec le sucre et le citron. On passe au chinois pour enlever les graines.
On monte ensuite le lait au batteur pour obtenir une belle consistance mousseuse (une bonne dizaine de minutes). On mélange délicatement le coulis de framboises dedans et on verse sur la panna cotta au chocolat blanc.
On place au frais une bonne heure.
Et là, c'est un délice. Autant au niveau des saveurs que des textures, c'est une association parfaite : la panna cotta est crémeuse et fondante, la mousse douce est suave. Le sucré du chocolat blanc est contrebalancé par la légère acidité de la framboise... Bref, je ne vous fais pas l'article : j'adore !!!

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Bon ap' !