La société de consommation a ses avantages (très peu mais quand même !)... Je ne parle pas des envies de hamburgers qui peuvent être comblées à 4 heures du matin, des orgies de fraises que l'on peut commettre en plein hiver, des chaussures de sport à la pointe de la technologie qui ornent les petits petons de nos petits bouts de chou dans leurs poussettes high tech avec suspension aéro-dynamique pour quelques centaines d'euros à peine ou encore... Bon allez j'arrête tout de suite, ce billet serait trop long... Alors, ne me jetez pas tout de suite vos chaussures à la figure (ni celles de vos enfants, vous seriez obligés d'aller en acheter d'autres !), laissez-moi vous expliquer ce que j'entends pas là.

L'un des maigres avantages de la société de consommation tient dans cette logique marchande (dont la logique ne doit être comprise que par le marché d'ailleurs) : plus les gens veulent quelque chose, moins il y en a pour satisfaire tout le monde (donc plus ils en veulent forcément) et plus les fabricants en profitent pour s'en mettre plein les poches et augmenter leurs prix (ce qui n'empêche pas les gens de continuer à acheter ces mêmes produits, ce qui est contraire à la loi du marché telle que j'ai pu l'étudier dans mes jeunes années lycéennes... Peut-être la loi de l'offre et de la demande est-elle devenue obsolète depuis tout ce temps ?!!?). Par contre, moins les gens veulent un produit, moins il y en a sur le marché certes, mais comme parfois on ne peut pas faire sans, les fabricants baissent alors leur prix pour écouler leurs stocks (récupérant de toutes manières leurs marges sur les produits très demandés).
Explication autour d'un poulet (valable aussi pour la canard qui est l'objet de cette recette) : je suis un poulet et j'ai besoin, j'ai envie de me faire des tunes (ben oui, pourquoi j'aurais pas un i-pod moi aussi !). Ça tombe bien, je suis en moi-même une valeur marchande, en tant que viande très consommée par les foyers français. Alors, comment je procède pour gagner de l'argent en usant de mes charmes de poulette. Pour mes jolis blancs, aucun problème, tout le monde en veut. Par contre, mes cuisses et mes ailes et mes pilons, c'est un autre problème. Les jeter serait dommage. Alors je vais les vendre moins cher comme ça, les croqueurs d'os seront satisfaits à moindre frais, et pour pas perdre d'argent voir même doubler mes bénéf' (ben oui, parce que je veux aussi un i-phone !), et ben, je vais doubler le prix de mes blancs bien dodus...

Et voilà comment pendant que les trois quart des clients du magasins dans lequel je fais mes courses se jettent sur les blancs de poulet (bon moi aussi j'avoue pour ça quand même...) et autres magrets de canard, les morceaux "nobles" si on peut dire, dont les prix s'envolent de manière exponentielle, et bien les morceaux "délaissés" sont vendus pour trois fois rien... Et donc, à moi, les cuisses de poulet et manchons de canard !! Et tout ça pour le régal de mon  petit carnivore qui adore ronger les os (sans doute sa manière à lui de renouer avec son côté animal !).

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Pour 2 personnes :

  • 4 manchons de canard
  • 100 g de petits champignons de Paris (surgelés pour moi)
  • 1 cuillère à café de cumin
  • huile d'olive
  • sel
  • poivre
  • 100 ml d'eau

On commence par faire griller à feu vif les manchons dans une cocotte avec de l'huile d'olive. Quand les morceaux de viande sont bien dorer sur toutes les faces, on ajoute les champignons, on sale, on donne un tour de moulin à poivre, on ajoute le cumin. On laisse dorer rapidement les champignons, puis on réduit le feu. On ajoute l'eau et on laisse mijoter à feu très doux pendant 2 heures environ.
Il faut retourner la viande de temps en temps.
A la fin de la cuisson, la viande a bien caramélisé, bien confit... et c'est un vrai délice.

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Bon ap' !

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Et si ça vous tente de retourner dans mes archives, il y a un an, je proposais cette recette qui ferait un dessert parfait après les manchons de canard :

Des petites tourtes roses aux pommes

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