Depuis deux semaines, je suis malade ! Quelle pouasse... Depuis que j'ai terminé ma thèse, c'est comme si mon corps décompensait complétement. C'est à croire que tous mes anti-corps ont abandonné leur poste ! Mais ce qu'il y a de bien, c'est que même dans la maladie, je ne tombe pas dans la routine puisque si la semaine dernière c'était une rhino-pharyngite, cette semaine je donne dans la laryngite aiguë et l'épuisement total de mes cordes vocales. Et c'est dans ces moments-là qu'on se rend compte à quel point on peut être une piplette... et comme c'est frustrant de ne pas pouvoir parler. Surtout quand son cher et tendre met un "soupçon" de mauvaise volonté quand il s'agit de vous comprendre ou même de lire les petits mots que vous écrivez pour maintenir un semblant de communication dans les moments d'aphonie totale...
Et puis c'est aussi le moment que choisit le cher monsieur de la poste pour venir vous livrer un colis, mais comme vous ne pouvez pas répondre à l'interphone, vous le sentez qui commence à s'énerver genre "non, mais elle se fout de ma gueule", vous répète trois fois "c'est la poste", puis vous courez à la porte et là, il est en train de se barrer et quand vous lui chuchoter que vous êtes désolée, mais que vous n'avez plus de voix, il vous regarde comme si vous lui racontiez le plus mauvais des bobards juste pour vous justifier de l'avoir attendre au moins... 3 minutes.
Et quand la voix revient un peu, mais bien rauque, voire totalement déformée (entre la mamie atteinte de pneumonie et l'alien débarquant d'un autre système solaire), c'est le moment que choisit une charmante dame pour vous appeler et prendre des nouvelles de la toyota verte que vous avez achetée l'an dernier... Et quand vous lui dites que c'est pas vous parce que vous avez n'avez pas le permis et donc pas de voiture à vous pensant ainsi mettre un terme à la conversation, d'autant plus que c'est vrai... elle s'engouffre dans ce "pas de voiture à vous" et commence à dire qu'il s'agit alors peut-être de celle de votre ami... sauf que vous lui dites qu'elle est pas verte sa voiture, mais noire, qu'il ne s'agit pas d'une toyota mais d'une renault et qu'il ne l'a pas achetée l'an dernier mais en 2007... mais comme c'est marqué sur sa feuille, elle veut pas vous croire et insiste quand même pour vous donner la plaque d'immatriculation... et là, elle est quand même surprise quand vous lui annoncez que ce n'est pas cela, parce que pour elle, il se pourrait que vous ne connaissiez pas la plaque vu que c'est pas votre voiture alors qu'il faudrait peut-être que vous vérifiez... mais pas de chance, la plaque je la connais... mais si je vous raconte ça, c'est parce qu'au-delà de la lourdeur de cette nana, c'est sa conclusion qui m'a tuée... "ben, vous n'êtes pas Melle Machin alors ?". Si, mais pas celle que vous recherchez... Et là, "c'est vraiment étrange, vraiment étrange. Je vais vérifier quand même". Et c'est là que je lui ai raccroché au nez quand même... un peu plus et elle aurait fini par me faire douter... ^-^

Enfin, pendant que je partageais cette conversation des plus passionnantes de ma sexy voix caverneuse, je zappais sur mon écran de télé, le son coupé, et j'ai vu une image qui m'a donné tout de suite envie. Je ne sais pas dans quelle émission c'était ni en quoi consistait la recette exactement. Mais j'ai vu une dame sortir d'un four une assiette avec une sorte de blanc d'œuf soufflé et poser au coeur de cette petite montagne de blanc, un jaune cru... Miam... J'ai donc improvisé ça dès le lendemain soir, le temps de trouver des œufs extra frais. J'ai bidouillé un truc autour de cette image en reprenant en fait les ingrédients que j'adore associer aux œufs à la coque... parmesan, jambon et basilic. Et c'est un délice. Simplissime, léger, gourmand. A refaire.

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Pour deux personnes :

  • 2 gros œufs extra frais
  • 1 tranche de jambon
  • basilic ciselé
  • 2 cuillères à soupe de parmesan râpé
  • poivre
  • cumin

On commence par casser les œufs. On réserve les jaunes et on monte les blancs en neige très fermes.
On coupe le jambon en petits morceaux et on râpe du parmesan.
Quand les blancs sont bien montés, on mélange dedans doucement le parmesan, le jambon, le basilic. On poivre et on saupoudre avec un peu de cumin.
On forme deux tas avec les blancs. On place au four à 190° pour 6 minutes environ.
Une fois que c'est prêt, un creuse légèrement le dessus et on place le jaune.
On mange tout de suite avec une bonne salade. C'est vraiment très sympa.

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Maintenant, à vous de jouer !